Disparition d’Émile : le garçon toujours pas «localisé», «toutes les hypothèses» sont étudiées

Disparition d’Émile : le garçon toujours pas «localisé», «toutes les hypothèses» sont étudiées
Disparition d’Émile : le garçon toujours pas «localisé», «toutes les hypothèses» sont étudiées

Le petit garçon, qui a disparu depuis samedi 18 heures, jouait dans le jardin de la maison de ses grands-parents au Vernet, un village de 125 habitants dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Les recherches pour retrouver le jeune Émile, disparu depuis samedi 18 heures, ont repris «dès l’aube» avec un périmètre étendu, a indiqué ce lundi matin le maire du Vernet François Balique au micro de franceinfo. Elles n’ont cependant pas permis «de localiser» l’enfant, a indiqué Marc Chappuis, le préfet des Alpes de Haute-Provence lundi soir, lors d’une conférence de presse.

Les battues arrêtées

«Depuis 48h, les gendarmes, les sapeurs-pompiers, les équipes cynophiles des Alpes de Haute-Provence épaulées par les départements voisins, se sont relayés pour tenter de retrouver le garçon, a détaillé le préfet. Au total, 800 personnes se sont relayées depuis deux jours pour tenter de localiser l’enfant dans un périmètre de cinq km autour de l’endroit où il a été aperçu pour la dernière fois. À l’heure où je vous parle nous n’avons pas pu localiser l’enfant.» Le préfet a tenu à remercier toutes «les personnes qui se sont mobilisées» et a salué un «incroyable élan de solidarité». Les recherches se poursuivront demain, a précisé le préfet tout en indiquant que «les battues» allaient être arrêtées.

Marc Chappuis a cependant précisé que des «moyens spécialisés» allaient être déployés sur le terrain «à la recherche de traces et d’indices pour répondre aux besoins de l’enquête judiciaire». «On estime qu’en 48 heures, l’enfant aurait dû être retrouvé s’il était dans le périmètre estimé. L’ensemble des battues auraient dû nous permettre de le localiser s’il était dans ce périmètre», a également précisé le préfet. Le procureur de la République des Alpes-de-Haute-Provence a pour sa part précisé que l’enquête «se poursuivait depuis 32 heures» mais qu’il n’y avait «pas de nouveaux éléments». «J’invite les personnes à ne plus se rendre sur site car le site va être fermé à toutes les personnes étrangères au bourg pour permettre aux gendarmes de procéder aux investigations qui nécessitent qu’il n’y ait personne sur les lieux», a encore précisé le procureur qui assure que «nous travaillons sur toutes les hypothèses» sans qu’aucun indice «ne ressorte de ces investigations permettant de privilégier une hypothèse ou une autre». Une aide psychologique a été proposée à la famille.

Zones escarpées

Contactée par nos soins, la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence avait précisé lundi matin que, depuis 6 heures, «60 gendarmes originaires des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes et du Var», étaient déployés pour poursuivre les recherches. Ils étaient épaulés par 24 sapeurs-pompiers (dont huit personnels de recherche cynophile) et 200 volontaires venus de l’ensemble du département. «Le nombre de bénévoles ne cesse de croître, on vient d’en intégrer 50 de plus à la battue qui se déroule sur un rayon d’un kilomètre autour du domicile des grands-parents de Emile», avait souligné au Figaro, en début d’après-midi, le maire du village, François Balique.

Ensemble, ils ont sillonné les zones montagneuses, escarpées, parsemées de petits cours d’eau, pour retrouver l’enfant de deux ans disparu depuis maintenant plus de 24 heures alors qu’il jouait dans le jardin de la maison de ses grands-parents au Vernet, un village de 125 habitants dans les Alpes-de-Haute-Provence. D’après deux témoins, Emile a quitté samedi «le lieu de résidence de ses grands-parents» et a été vu «dans une rue descendante par deux personnes. C’est là que nous perdons ensuite sa trace», avait indiqué dimanche le procureur de la République de Digne-les-Bains Rémy Avon, lors d’une conférence de presse au Vernet.

Alors que le petit Emile s’est mystérieusement évanoui dans la nature, les habitants du village se mobilisent. «On a participé pendant deux heures à une battue d’une centaine de personnes sur un rayon d’un kilomètre. J’espère qu’on pourra finalement dire à la famille où se trouve l’enfant, en vie de préférence», a témoigné Jean-Paul, 50 ans, sapeur-pompier volontaire et agent technique dans le village de Saint-Martin-de-Brômes. «Ce n’était pas possible de rester tranquille sans rien faire, on a fait 1h30 de route», a expliqué Pauline, 35 ans, sa fille de 18 mois sur le dos.

Appel à témoins

Sa disparition a été signalée samedi vers 18h00 par ses grands-parents chez qui il passait les vacances, enclenchant rapidement les recherches. Depuis lors, gendarmes, pompiers, équipes cynophiles, hélicoptères, drones équipés de caméras thermiques et bénévoles se sont mobilisés. Des chiens auraient marqué des traces sans que cela ne puisse ensuite être corroboré par les recherches, a indiqué le procureur lundi soir, précisant qu’Émile avait joué dans le bourg dans la journée, ce qui pourrait expliquer les odeurs.

Un appel à témoins a également été lancé par la gendarmerie pour tenter de retrouver l’enfant. Selon un proche du garçonnet, Émile était vêtu d’un t-shirt jaune et d’un short blanc au moment de sa disparition. Plusieurs personnes résidant au Vernet et aux alentours sont venues en aide aux autorités pour les appuyer dans leurs recherches : «Le nombre de personnes venues aider a triplé depuis hier», avait confirmé au Figaro le maire de Vernet François Balique. «Les critères administratifs pour permettre de recourir à l’alerte enlèvement ne sont pas réunis, je ne peux donc pas le déclencher», a encore précisé lundi soir le procureur.

Germanwings

Certaines disparitions d’enfants ont mis des années à trouver un épilogue, comme celle de Lucas Tronche, un adolescent de 15 ans disparu en 2015 dans le Gard et dont des ossements n’ont été retrouvés qu’en 2021 le long de la paroi d’une falaise, six ans après, non loin de la maison familiale. La justice n’a jamais pu expliquer les raisons de sa mort.

Le village du Vernet, 125 habitants, est situé à 1200 mètres d’altitude, dans le massif des Trois Evêchés, là où un Airbus A320 de la Germanwings s’était écrasé en 2015. L’accident, volontairement provoqué par le copilote de l’appareil, avait entraîné la mort des cinq autres membres d’équipage et des 144 passagers originaires de 19 pays, en majorité des Allemands et des Espagnols. Une stèle en hommage aux victimes a justement été érigée au Vernet.

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