Exposé à Angoulême, le making of de «L’Arabe du futur»

Exposé à Angoulême, le making of de «L’Arabe du futur»
Exposé à Angoulême, le making of de «L’Arabe du futur»

« C’est une oeuvre qui parle du monde, du temps, de l’Histoire, de la société, de la famille. Une oeuvre gigogne qui en contient plein », explique la commissaire d’exposition, la journaliste Caroline Broué.

Riad Sattouf a dû d’abord échouer avant de se lancer dans ce récit d’« une jeunesse au Moyen-Orient », le sous-titre de cette saga qui couvre les 34 premières années de sa vie.

C’était après son deuxième film, « Jacky au royaume des filles » en 2014, « un énorme four » selon ses propres mots.

« Ça me faisait peur de me lancer. Pourquoi ? Parce qu’il y avait un truc très intime, familial », raconte-t-il dans un entretien filmé visible dans l’exposition. « Je me rendais bien compte que le cinéma, c’était un petit peu terminé. Et j’ai eu très peur de ne plus pouvoir faire de BD aussi. Que les éditeurs commencent à me dire : tiens, mais en fait, c’est pas terrible ».

Dos au mur, sans autre projet, il se lance dans l’histoire de sa vie, au crayon et à l’encre de Chine. Les quatre premières planches du tome 1 (1978-1984) sont exposées à Angoulême.

Avec le papier, le procédé est assez lourd : crayonnage, encrage, lettrage, corrections à la gomme et au correcteur liquide blanc, mise en couleur, numérisation, transmission. Riad Sattouf comprend qu’il n’aura pas le temps, s’il veut que le livre paraisse vite. Très vite, il passe au numérique, avec tablette graphique, stylet et gomme électroniques.

Ce premier volet est écrit dans une certaine frénésie. « Je n’ai jamais autant travaillé de ma vie. Je me levais à six heures du mat’, je crois, je me couchais à deux heures du mat’. Je dormais quatre heures… », se souvient le dessinateur.

L’exposition offre un condensé de l’univers de l’auteur. Sa « double culture », entre la Bretagne de sa famille maternelle et la région d’Homs, aux portes du désert, berceau de sa famille paternelle. Ses modèles en bande dessinée, depuis l’illustrateur Gus Bofa au début du XXe siècle jusqu’à Moebius, Enki Bilal et Philippe Druillet, en passant par Hergé. Ses références d’adolescent des années 1990 : des jeux vidéo sur Amiga et Atari, des musiques qui vont de Georges Brassens au trash metal, des films comme « Top Gun ».

Sur ces références culturelles, « je n’ai pas eu besoin de poser de questions à Riad. Tout est dans L’Arabe du futur ! », souligne la commissaire d’exposition.

Le public et la critique seront conquis par ce début brillant, où le père de Riad Sattouf emmène sa famille dans la Libye du colonel Kadhafi.

« Il y avait quelque chose de fou, de subversif, dans l’idée que l’Arabe puisse être lié avec le futur. Pour le monde arabe, c’est un objet culturel tout à fait à part », estime la romancière franco-marocaine Leïla Slimani, dans une vidéo projetée dans l’exposition.

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