Ils se battent pour être autorisés à démolir leur maison

Ils se battent pour être autorisés à démolir leur maison
Ils se battent pour être autorisés à démolir leur maison

Dans les affaires de démolition, c’est souvent la justice qui les impose aux particuliers que ce soit parce que la construction est trop dangereuse ou parce que le permis de construire n’a pas été demandé ou respecté ou encore car il a été annulé par la suite. Dans cette affaire rapportée par le site Actu.fr, la situation a été inversée. Ce sont les propriétaires qui réclament une démolition et la justice qui s’y refuse…

En effet, un couple de Noirmoutier-en-l’Île avait acheté ce qu’il décrit comme une «espèce de longère» en 2019 dans la seule optique de la détruire et la remplacer par une plus belle maison qui profiterait pleinement de la vue mer, dans son quartier de la plage de la Madeleine. Problème: si cette construction des années 50 n’est pas protégée en tant que telle, l’architecte des bâtiments de France (ABF) s’est opposé à cette démolition, ce qui a poussé la municipalité à rejeter le permis de construire. À en croire l’ABF, comme l’explique Actu.fr, cette «maison d’intérêt patrimonial» serait un bâtiment «vernaculaire» et «un témoignage original de l’architecture des années 1950» qui contribuait au caractère «pittoresque» de la rue de la Madeleine.

«Qualité» architecturale

À chacun de se faire une idée, au vu des photos… Ce qui est sûr, c’est que les propriétaires ne l’entendent pas de la même oreille que l’ABF. Par l’intermédiaire de leur avocat, ils font savoir que leur bâtisse n’a rien d’une construction traditionnelle de l’île et que d’ailleurs leur projet de construction aurait été bien plus proche de l’architecture noirmoutrine. Devant le tribunal administratif de Nantes, le 16 janvier dernier, ils comptent bien faire annuler l’arrêté par lequel le maire de la commune refusait le permis de construire. Les débats ont notamment porté sur la qualité architecturale de la maison. L’ABF n’évoque en effet que les «qualités» de cette maison alors que l’avocat du couple, Me Alexandre Le Mière (Osborne Clarke) souligne que «seuls les édifices de “grande” qualité peuvent être protégés». Le tribunal administratif de Nantes qui a mis son jugement en délibéré devrait rendre sa décision dans un mois. Le rapporteur public, de son côté, a préconisé de débouter les requérants et de les condamner à verser 1.500 € de frais de justice à la commune de Noirmoutier-en-l’Île.

La maison dispose d’une très jolie situation dans le secteur de la plage de la Madeleine. Crédit Photo : Capture Google street view

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