Langue : une étude comparative tahitien-français-anglais

Langue : une étude comparative tahitien français anglais
Langue : une étude comparative tahitien français anglais

Le Tahitien est une langue comme une autre ! C’est en substance le message des auteurs  d’une étude comparative du tahitien, du français et de l’anglais. Florent, Carole et leur père Félix Atem ont voulu démontrer que le Tahitien, langue régionale, faisait appel aux mêmes opérations énonciatives que les langues internationales. Ces deux universitaires tenaient à valoriser leur langue maternelle mais aussi participer à l’enseignement des professeurs de reo tahiti

Dans ce nouveau bâtiment dédié à la recherche, les universitaires Carole et Florent Atem travaillent de concert avec leur père Félix. L’enseignant a toujours été soucieux de placer le tahitien au même niveau que les autres langues. Lorsqu’il enseignait au collège dans les années 70, le reo tahiti n’était pas considéré.

« Les collègues expatriés que j’avais dans l’établissement trouvaient bizarre qu’on introduise l’étude du tahitien dans l’enseignement secondaire puisque c’était quelque chose qui n’avait aucune valeur. On a donc voulu se battre contre ça et montrer que c’était faux et que le tahitien est une langue comme toutes les autres« , explique Félix Atem, maître de conférences en anglais.

Les auteurs s’appuient sur les opérations mentales fondamentales définies par le linguiste Antoine Culioli dans sa théorie des opérations énonciatives. « Il s’agit de montrer que les structures sont très différentes, la syntaxe est différente. Déjà l’ordre des mots n’est pas le même dans les différents groupes de langue, mais la relation prédicative est la même », précise Carole Atem, maître de conférences à l’université – INSPE de la Polynésie française.

« Aujourd’hui, dans le premier degré on assiste à un enseignement plurilingue mais on sait aussi que certains enseignants sont en insécurité linguistique. D’où l’intérêt d’avoir des documents issus de la recherche pour pouvoir venir nourrir et apporter des formations »,

Moana Greig, inspecteur de l’Éducation nationale

« Il n’est pas question de liser les différences qui font l’unicité, la beauté de chaque langue, mais de porter un regard au-delà de ce niveau, d’aller voir en profondeur quelles sont vraiment, dans l’esprit de l’énonciateur, les étapes mentales qui s’enchaînent avant d’aboutir en surface à la production d’un énoncé à l’écrit ou à l’oral », argumente Florent Atem, maître de conférences à l’université de la Polynésie française. 

Des mécanismes universels couchés sur le papier à travers une multitude d’exemples. Une pensée humaine transversale qui devrait aider les enseignants à y voir plus clair. « Aujourd’hui, dans le premier degré on assiste à un enseignement plurilingue mais on sait aussi que certains enseignants sont en insécurité linguistique. D’où l’intérêt d’avoir des documents issus de la recherche pour pouvoir venir nourrir et apporter des formations, des contenus de formation, auprès de ces enseignants« , explique Moana Greig, inspecteur de l’Éducation nationale.

Créer des ponts entre trois langues enseignées en Polynésie, le plurilinguisme s’affirme dans l’enseignement polynésien, désormais reconnu comme un gage de réussite des élèves.

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