Le cyclone Biparjoy frappe la côte indienne et perd en puissance

Le cyclone Biparjoy frappe la côte indienne et perd en puissance
Le cyclone Biparjoy frappe la côte indienne et perd en puissance

Le cyclone Biparjoy s’est abattu vendredi sur les côtes de l’Inde occidentale et du Pakistan méridional, accompagné de vents violents et de vagues impressionnantes. Face au risque élevé de destruction, plus de 175 000 personnes ont été déplacées préventivement sur son chemin.

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Le cyclone Biparjoy a touché terre en Inde, vendredi 16 juin, accompagné de vents violents et de vagues impressionnantes sur les rivages, avant de s’affaiblir en se déplaçant vers le nord.

Les météorologues indiens avaient averti que Biparjoy, qui signifie « désastre » en bengali, allaient probablement détruire des logements et endommager des lignes électriques en traversant l’État du Gujarat, dans l’ouest du pays.

La « très forte tempête cyclonique » a franchi la côte près du port de Jakhau (ouest) jeudi soir, avant de commencer à perdre de sa puissance quelques heures plus tard. Tôt vendredi, le service météorologique indien prévoyait des vents de 100 km / h.

« Elle doit se déplacer vers le nord-est et s’affaiblir pour devenir une tempête cyclonique » tôt vendredi, ont prévu les météorologues, qui avaient précédemment indiqué que le phénomène météorologique devait se mouvoir vers la province du Sindh, au Pakistan, où se trouve la grande ville portuaire de Karachi.

Plus de 175 000 personnes ont été préventivement déplacées de la zone que devait traverser Biparjoy selon les prévisions, face aux risques d’inondations et de « destruction totale » anticipée de certains édifices.

Jayantha Bhai, un commerçant de 35 ans de la ville balnéaire indienne de Mandvi, avait confié à l’AFP ses craintes pour la sécurité de sa famille, jeudi matin, avant l’arrivée du cyclone. « C’est la première fois que je suis confronté à un cyclone », avait déclaré ce père de trois garçons âgés de huit à quinze ans, qui avait prévu de se cloîtrer dans sa petite maison en béton adossée à son échoppe.

« C’est la nature, nous ne pouvons pas nous battre contre elle », admettait-il sous une pluie battante. Dans l’après-midi, les routes les plus basses avaient commencé à être inondées à Mandvi, où presque tous les magasins avaient fermé leurs portes.                

Évacuations massives

En Inde, le gouvernement du Gujarat a déclaré que 94 000 personnes avaient quitté les zones côtières et basses pour s’abriter ailleurs.

Au Pakistan, la ministre du Changement climatique, Sherry Rehman, a annoncé que 82 000 personnes avaient été évacuées des zones côtières du sud-est.

Dans le village de pêcheurs de Zero Point, tout près de la frontière avec l’Inde, les quelques centaines d’habitations au toit de chaume ont presque toutes été désertées et seuls chats et chiens sauvages peuplent encore cette localité, où une centaine de bateaux de pêche sont ancrés le long d’une jetée.

« Nous avons peur de ce qui se prépare », avait confié à l’AFP Jaffer Ali, 20 ans, avant l’arrivée du cyclone. Mercredi, Sherry Rehman avait dit à la presse qu’il s’agissait d’un cyclone « comme le Pakistan n’en a jamais connu ».

De nombreuses zones touchées sont celles qui avaient été inondées pendant la mousson catastrophique de l’année dernière.

Celle-ci avait plongé un tiers du Pakistan sous l’eau, endommageant deux millions de maisons et provoquant la mort de plus de 1 700 personnes. « Tout est le résultat du changement climatique », a estimé Sherry Rehman.

Phénomène amplifié par le réchauffement climatique            

Les autorités s’attendaient à ce que les vagues puissent atteindre une hauteur de quatre mètres, risquant d’inonder une partie de la mégapole de Karachi, qui abrite environ 20 millions d’habitants.

Mercredi soir, à une courte distance du port indien de Jakhau, environ 200 personnes du district de Kutch se sont regroupées dans un petit centre de santé de plain-pied. Ici, nombreux sont ceux qui s’inquiétaient pour le bétail laissé derrière eux dans leurs fermes.

Dhal Jetheeben Ladhaji, un pharmacien, a affirmé qu’une dizaine d’hommes étaient restés sur place pour s’occuper de centaines d’animaux indispensables à la subsistance de la communauté.

« Nous sommes terrifiés, nous ne savons pas ce qui va se passer ensuite », a confié cet homme de 40 ans.

Les cyclones sont fréquents dans cette région de l’océan Indien, où vivent des dizaines de millions de personnes. Mais les scientifiques expliquent que ces phénomènes gagnent en puissance en raison du réchauffement climatique.

L’un d’entre eux, le climatologue à l’Institut indien de météorologie tropicale Roxy Mathew Koll, a déclaré à l’AFP que les cyclones puisaient leur énergie dans les eaux chaudes et que les températures de surface dans la mer d’Arabie, aussi appelée mer d’Oman, étaient d’1,2 à 1,4 degré Celsius plus élevées qu’il y a quatre décennies.

« Le réchauffement rapide de la mer d’Oman, associé au réchauffement climatique, a tendance à augmenter le flux de chaleur de l’océan vers l’atmosphère et à favoriser des cyclones plus intenses », a-t-il résumé.

Avec AFP

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