Législatives 2024 : l’antisémitisme en France, question récurrente de la campagne

Législatives 2024 : l'antisémitisme en France, question récurrente de la campagne
Législatives 2024 : l'antisémitisme en France, question récurrente de la campagne

La campagne des législatives 2024 se poursuit ce samedi. Edouard Philippe pointe la responsabilité d’Emmanuel Macron dans la mauvaise dynamique de la majorité après avoir dissous l’Assemblée nationale.

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L’essentiel

  • Les élections législatives se déroulent dans un peu plus d’une semaine désormais. La décision d’Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée nationale ouvre une crise dans sa majorité avec des prises de distances de plusieurs ténors de la macronie.
  • En déplacement, ce samedi, Edouard Philippe a de nouveau estimé que le président de la République avait « mis un terme à la majorité présidentielle ». Le maire du Havre esquisse un nouveau pas de côté en affichant sa volonté de bâtir une « nouvelle majorité ».
  • Autre poids lourd du gouvernement à prendre ses distances, Gérald Darmanin. Le ministre de l’Intérieur a annoncé vendredi qu’après les législatives, il ne sera « pas ministre un jour de plus » en cas de défaite du camp présidentiel. 
  • Suivez en direct la campagne des législatives 2024.

En direct

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17:20 – Un divorce au sein de la majorité ?

Au gouvernement, les critiques se multiplient après la dissolution de l’Assemblée nationale annoncée Emmanuel Macron. Certains ministres évoquent un sentiment d’abandon. « Je pensais que tout était prêt pour cette dissolution. Mais non, il n’y a aucun plan de l’Élysée, il nous laisse tout seuls », a confié un ministre auprès de BFMTV. « Si on est réélu, ça sera malgré Macron: il y a un divorce entre Macron et la macronie », a assuré un député de la majorité. L’annonce même de la dissolution par le chef de l’Etat continue de diviser. « Dissoudre l’Assemblée, c’est un pari risqué. Or, on ne parie pas avec la France, on ne parie pas avec son pays », a jugé un élu auprès de la chaîne d’information.

16:44 – Bruno Le Maire pointe la responsabilité du chef de l’Etat

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui, comme Edouard Philippe, n’est pas candidat aux législatives, a marqué lui aussi ses distances. « La dissolution est la décision d’un seul homme : le président de la République. C’est sa décision, c’est sa prérogative… Ce que je constate, c’est que cette décision a créé – dans notre pays, dans le peuple français, partout – de l’inquiétude, de l’incompréhension, parfois de la colère. C’est ce que je vois chez nos électeurs », avait-il déclaré le 16 juin. De nombreuses figures de la macronie se sont démarquées du président de la République. 

16:12 – Gabriel Attal marque ses différences avec Emmanuel Macron

Les propos d’Edouard Philippe interviennent alors qu’au sein du camp présidentiel, un autre Premier ministre, Gabriel Attal, s’émancipe de plus en plus d’Emmanuel Macron. « Le 9 janvier, le président m’a nommé, le 30 juin, j’aimerais que les Français me choisissent « , avait indiqué Gabriel Attal. Par ses déclarations, le Premier ministre  prend de la distance avec Emmanuel Macron dans cette campagne des législatives. Quelques jours auparavant, il s’était présenté comme un Premier ministre « libre ».

15:40 – Pour François Hollande, le macronisme, « c’est terminé »

François Hollande, en campagne pour les législatives en Corrèze sous la bannière du Nouveau Front populaire, rejoint les propos d’Edouard Philippe « c’est-à-dire que le macronisme, c’est terminé ». Dans un entretien à l’AFP, l’ancien président juge que le macronisme fut « long » et a « coûté cher sur le plan politique ». Je le dis sans hostilité particulière. Je n’ai aucun compte à régler. Pas du tout. Tout ça est passé. Et puis de toute façon, il n’est pas candidat à sa propre succession » a-t-il ajouté.

15:01 – Edouard Philippe pointe la responsabilité d’Emmanuel Macron

Edouard Philippe persiste après son tacle envoyé au président de la République alors qu’il l’avait accusé d’avoir « tué la majorité ». Ce samedi, lors d’un point presse, l’ancien Premier ministre a estimé que « tout ce qui est réaction à la dissolution peut être rattaché à lui (Emmanuel Macron). C’est le président de la République qui a souverainement décidé de mettre un terme à cette majorité, c’est clinique de le constater ». Edouard Philippe de nouveau jugé qu’Emmanuel Macron avait « mis un terme à la majorité présidentielle » en dissolvant l’Assemblée nationale. « Elle n’est plus là, elle n’existe pas, c’est lui qui l’a dissoute », a réitéré le président d’Horizons.

14:41 – Manon Aubry fustige l' »instrumentalisation abjecte » de l’antisémitisme

L’eurodéputée de La France insoumise, Manon Aubry, a répondu aux accusations d’antisémitismes des opposants. Après « trois mois de campagne intense des élections européennes, on en peut plus, on en a marre de ces anathèmes », a-t-elle lancé sur BFMTV. « Il y a suffisamment d’antisémites dans notre pays pour ne pas en inventer là où il n’y en a pas », a estimé Manon Aubry, ajoutant qu’il y avait « une instrumentalisation abjecte » de l’antisémitisme.

13:44 – Le comédien Yvan Le Bolloc’h défend LFI sur les accusations d’antisémitisme

Sur BFMTV, le comédien Yvan Le Bolloc’h s’est exprimé sur la campagne des législatives et les accusations d’antisémitisme adressées à la France insoumise par certains opposants. « Je ne peux pas imaginer un seul instant avoir fréquenté à l’intérieur de la France insoumise des gens qui seraient antisémites », a-t-il affirmé. « Jamais en ma présence, je n’ai pas entendu de propos qui pourraient les disqualifiés », a ajouté l’acteur.

13:02 – Le RN toujours favori du scrutin, selon un sondage

À une semaine du premier tour, le RN reste en tête des intentions de vote (35 %), selon l’enquête OpinionWay pour Les Echos publiée ce samedi. Le Nouveau Front populaire (crédité de 28 % de suffrages) et la majorité présidentielle à 22 % des voix complète le podium. 

12:39 – LFI tient des propos ambigus sur le Hamas

La France Insoumise est régulièrement accusée de fermer les yeux voire de complaisance vis-à-vis de l’antisémitisme en France, en particulier depuis les attaques meurtrières commises par le Hamas en Israël le 7 octobre dernier. Les Insoumis avaient alors publié un communiqué qualifiant l’attentat commis par le mouvement islamiste « d’offensive armée de forces palestiniennes » et de nombreux cadres de LFI ont refusé de qualifier de « terroriste » le Hamas.

12:07 – Jean-Luc Mélenchon et l’antisémitisme « résiduel »

Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, avait indiqué, le 2 juin dernier, que « contrairement à ce que dit la propagande de l’officialité, l’antisémitisme reste résiduel en France. Il est, en tout cas, totalement absent des rassemblements populaires ». Des propos « scandaleux », avait répondu Raphaël Glucksmann. Une prise position qui intervient alors que les actes antisémites en France ont été multipliés par quatre en un an, selon les chiffres du Conseil représentatif des institutions juives de France révélés en janvier dernier. 

11:34 – La prise de position controversée de Serge Klarsfeld

L’historien et avocat Serge Klarsfeld, grand défenseur de la cause des déportés juifs de France, avait annoncé qu’en cas de duel avec la gauche lors du second tour des législatives, il voterait pour le Rassemblement national, qui a « fait sa mue » et qui « soutient les Juifs ». Pour l’ancien chasseur de nazis, La France insoumise est un parti « résolument antijuif ». Une prise de position controversée. « Je ne comprends pas sa réaction. Quand tu vois Klarsfeld qui se met d’accord avec eux, là tu te dis qu’il y a quelque chose qui ne va plus. Si même les juifs se mettent du côté de l’extrême droite, on n’en finira jamais », a confié Ginette Kolinka, rescapée du camp d’Auschwitz-Birkenau.

11:16 – Les explications du candidat RN soupçonné d’antisémitisme

Joseph Martin, candidat Rassemblement national aux législatives dans le Morbihan, suspendu par son parti après un message sur les réseaux sociaux en 2018, s’est défendu de tout antisémitisme. « Le gaz a rendu justice aux victimes de la Shoah », écrivait, le 22 octobre 2018, le candidat pour le RN. La veille de la publication du tweet, décédait Robert Faurisson, tristement célèbre pour ses thèses négationnistes sur le génocide des juifs et sur l’existence des chambres à gaz. Joseph Martin aurait « célébré » la mort du négationniste. « Ce tweet, c’était un hommage aux victimes de la Shoah », affirme-t-il. Il espère maintenant que le Rassemblement national lui redonne son soutien. « Logiquement, ils devraient me réhabiliter, s’ils ont le courage de revenir en arrière », juge le candidat aux législatives.

10:38 – La lutte contre l’antisémitisme à l’école

En réaction au viol sur fond d’antisémitisme commis à Courbevoie à l’encontre d’une adolescente de 12 ans, Emmanuel Macron avait demandé à Nicole Belloubet d’organiser une heure sur la lutte contre le racisme et l’antisémitisme cette semaine dans les écoles. Une séance qui « devra intervenir au moment le plus adapté au contexte de l’établissement d’ici la fin de l’année scolaire », selon la ministre. « Cet acte est malheureusement révélateur de la propagation de discours de haine antisémites et racistes dans notre société », a indiqué Nicole Belloubet alors ques les trois suspects sont âgés de 12 et 13 ans. 

10:08 – Un projet d’action violente visant notamment « des cibles juives » démantelé

Un jeune homme de 19 ans a été mis en examen, vendredi. Il est soupçonné, avec mineur, d’avoir envisagé de commettre « une action violente, visant, notamment, des cibles juives ». Une mise en examen qui intervient dans le cadre d’une information judiciaire dans laquelle un autre individu, un mineur, avait été mis en examen et placé en détention provisoire le 13 juin dernier. Les deux individus étaient en lien via les réseaux sociaux.

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En savoir plus

Emmanuel Macron a annoncé la dissolution de l’Assemblée nationale seulement quelques minutes après l’annonce des premières estimations des résultats aux élections européennes le dimanche 9 juin. Une décision « grave, lourde » prise au regard de la victoire écrasante du Rassemblement national au scrutin européen. « Je fais confiance au peuple français pour faire le choix le plus juste pour lui-même et pour les générations futures. J’ai entendu votre message, vos préoccupations, et je ne les laisserai pas sans réponse », a déclaré le président de la République. Par cette décision, et l’appel à l’article 12 de la Constitution de la 5e République, Emmanuel Macron a de facto acté l’organisation d’élections législatives anticipées visant à composer une nouvelle Assemblée nationale.

Les Français sont donc appelés à voter lors de nouvelles élections législatives qui arriveront vite, très vite, puisque la Constitution prévoit de nouvelles élections dans les 20 à 40 jours suivant la dissolution. Emmanuel Macron a déjà arrêté les dates du scrutin : le premier tour des législatives 2024 se tiendra le dimanche 30 juin, suivi du second tour une semaine plus tard, le dimanche 7 juillet 2024. Soit moins de trois semaines après l’annonce du chef de l’Etat. Pourquoi si tôt ? Et bien parce qu’en plus du délai prévu par la Constitution, l’agenda des prochains mois est chargé notamment avec le début des Jeux Olympiques et l’arrivée des vacances scolaires, ce qui limitait les options pour organiser les scrutins. 

Dès le lendemain de l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale et de l’organisation d’élections législatives, les différents partis sont entrés en campagne, laquelle sera expresse avec à peine trois semaines entre l’annonce et les scrutins. La première étape clé est celle du dépôt des candidatures dont la date limite était fixée au dimanche 16 juin, pour permettre à la campagne officielle de débuter dès le lundi 17 juin et respecter les deux semaines de campagne avant un scrutin.

Pour ces législatives 2024, la gauche a été la première a appeler à une union et même à la formation d’un « nouveau front populaire » dès le 10 juin. Après plusieurs jours de discussions, les quatre forces de gauche ont trouvé un accord pour ne présenter qu’un seul candidat unique dans les 577 circonscriptions au premier tour. Selon cet accord LFI présentera 229 candidats, le PS en aura 175, EELV en aura 92 et le PCF en aura 50.

A droite des alliances ont aussi été annoncées, mais avec des remous. Le président du parti Les Républicains Eric Ciotti a propose une alliance avec le Rassemblement national qui s’est montré enclin à un rapprochement. Mais la majorité des membres LR s’opposent à cet accord et exigent la destitution d’Eric Ciotti. Le parti zemmouriste Reconquête a aussi tenté de se rapprocher du RN via Marion Maréchal, mais le parti lepéniste a refusé toute alliance. Eric Zemmour a annoncé 330 candidatures seulement sur 577 circonscriptions.

Face à ces deux alliances en formation, la majorité présidentielle réagit. Emmanuel Macron a cherché à élargir sa majorité aux forces qu’il considère comme faisant partie de l’arc républicain, notamment la gauche socialiste rétive à l’alliance avec LFI et la droite des Républicains rejetant l’accord avec le RN. Il a surtout fustigé l’extrême gauche et l’extrême droite et dénoncé des alliances « contre-nature ».

Les premiers sondages sur les résultats des élections législatives 2024 ont commencé à être publiés dès le lendemain de l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale. Les études donnent pour l’heure l’avantage au Rassemblement national avec plus de 30% des intentions de vote. L’union de la gauche arrive en deuxième position dans les intentions de vote avec un peu plus de 20% et la majorité présidentielle n’est donnée qu’en troisième position sous la barre des 20%. Les mêmes études accordent donc logiquement plus de sièges au RN.

Selon les études des différents instituts, le RN deviendrait le groupe majoritaire avec 220 et 270 sièges (contre 89 actuellement). L’alliance de la gauche formerait la deuxième force avec 150 à 190 sièges (contre 153) et le groupe de la majorité présidentielle perdrait en puissance avec 90 à 130 sièges (contre 249). Les Républicains passeraient à 30 ou 40 sièges (contre 74).

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