Les services du FMI ont achevé leurs mission de consultations de 2024 au titre de l’article IV avec le Maroc

Les services du FMI ont achevé leurs mission de consultations de 2024 au titre de l’article IV avec le Maroc
Les services du FMI ont achevé leurs mission de consultations de 2024 au titre de l’article IV avec le Maroc

Les services du FMI ont achevé leurs mission de consultations de 2024 au titre de l’article IV avec le Maroc

le 21 février 2024

Les communiqués de presse de fin de mission contiennent des déclarations des services du FMI qui rendent compte de leurs conclusions préliminaires après leur visite dans un pays. Les opinions exprimées dans ces déclarations sont celles des services du FMI et ne sont pas nécessairement celles de son conseil d’administration. À partir des conclusions préliminaires de cette mission, les services du FMI établiront un rapport qui, sous réserve de l’approbation de la direction, sera présenté au conseil d’administration pour examen et décision.

  • La croissance de la production s’est accélérée en 2023, sous l’effet d’un rebond de la demande intérieure et du dynamisme des exportations. Stimulée par l’investissement, elle devrait atteindre 3,5 % à moyen terme.
  • La réduction progressive du déficit budgétaire traduit un juste équilibre dans la volonté des autorités de concilier entre la reconstitution des marges de manœuvre budgétaires et le financement des réformes structurelles. Des efforts supplémentaires sont peut-être encore nécessaires pour accroître les recettes fiscales et rationaliser davantage les dépenses. L’orientation actuelle de la politique monétaire est appropriée et devrait continuer à être alignée sur les données.
  • Il est nécessaire d’accélérer les réformes structurelles pour stimuler une croissance plus inclusive et créatrice d’emplois, en réformant le secteur des entreprises publiques, en appliquant plus systématiquement le ciblage du dispositif de protection sociale, en faisant progresser les réformes dans les domaines de la santé et de l’éducation, en accélérant le traitement de la problématique de stress hydrique et en augmentant la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique.

À Rabat, Maroc: Dans le cadre des
consultations de 2024 au titre de l’article IV, une équipe du Fonds
monétaire international (FMI), dirigée par Roberto Cardarelli, a mené des
entretiens avec les autorités marocaines du 31 janvier au 15 février à
Rabat. À l’issue de la mission, M. Cardarelli a fait la déclaration
suivante :

« La croissance économique s’est renforcée en 2023 grâce à la reprise de la
demande intérieure et au dynamisme des exportations. Elle devrait augmenter
progressivement pour atteindre environ 3,5 % à moyen terme, stimulée par
une hausse des investissements. Le rebond de la demande intérieure devrait
progressivement augmenter le déficit du compte courant de la balance des
paiements, qui devrait s’approcher de 3 % du PIB, tandis que l’inflation
devrait continuer de baisser au fur et à mesure que les pressions sur les
prix des produits de base et des denrées alimentaires s’estomperont.

«

L’orientation actuelle de la politique monétaire est appropriée, compte
tenu de la baisse de l’inflation, et tout changement ultérieur de cette
orientation devrait s’appuyer sur les données. Alors que l’inflation
continue de baisser, Bank Al-Maghrib devrait reprendre sa transition
vers un régime de ciblage d’inflation

.

« Les services du FMI saluent la détermination des autorités à parvenir à
un rééquilibrage budgétaire à moyen terme. La généralisation de la
protection sociale à travers la mise en œuvre du Registre social unifié
devrait permettre de mieux orienter/r l’aide sociale vers les ménages qui
en ont réellement besoin. La réforme de la TVA devrait améliorer la
neutralité de l’impôt, encourager la transition vers l’économie formelle et
élargir l’assiette de l’impôt. Même si la réduction progressive du déficit
budgétaire au cours des trois prochaines années semble convenable, il est
possible d’assurer, voire d’accélérer, le rééquilibrage des finances
publiques à moyen terme. Pour cela, il sera nécessaire de poursuivre la
réforme fiscale, notamment l’achèvement de la réforme de la TVA et le
renforcement du rôle de l’administration fiscale, de rationaliser les
dépenses, notamment les transferts vers les entreprises publiques, et
d’étendre l’utilisation du Registre Social Unifié à tous les programmes
sociaux.

« Pour que la participation du secteur privé aux projets d’investissement
dans les infrastructures engagés par les autorités (en particulier dans les
secteurs de l’eau et de l’énergie) augmente autant que prévu, il est
primordial d’évaluer, de contrôler et de rendre compte de l’incidence
éventuelle des futurs projets de partenariat public–privé sur le budget de
l’Etat. D’autres améliorations du cadre budgétaire sont prévues, comme
l’ajout d’informations supplémentaires sur les recettes attendues de la
gestion active du patrimoine privé de l’État et la quantification de
l’impact des nouvelles mesures sur les années futures.

« Pour stimuler la création d’emplois et rendre la croissance plus
inclusive, il faut accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles.
La réforme des entreprises publiques, la mise en place du Fonds Mohammed VI
et l’application de la nouvelle Charte de l’investissement devraient
contribuer à stimuler l’investissement privé, tout comme les nouvelles
initiatives visant à renforcer la lutte contre la corruption et les
pratiques anticoncurrentielles. La réforme du régime d’assurance chômage et
l’amélioration des politiques actives du marché du travail pourraient
favoriser la création d’emplois à court terme. Des efforts supplémentaires
sont nécessaires pour améliorer la participation des femmes au marché du
travail, qui se situe à un niveau historiquement bas. Les réformes
ambitieuses du secteur de la santé et du système éducatif promettent
d’améliorer l’accès à ces services et leur qualité, mais aussi de renforcer
l’accumulation de capital à long terme. Les progrès récemment observés dans
la libéralisation du marché de l’électricité, ainsi que ceux à venir,
devraient encourager la transition vers les énergies renouvelables. Le plan
des autorités pour développer les infrastructures est essentiel pour
atténuer les problèmes de pénurie d’eau, tout comme l’ajustement des coûts
de l’eau et le redoublement des efforts pour parvenir à une utilisation
plus efficiente des ressources hydriques.

« Les services du FMI ont conduit des entretiens avec de hauts responsables
du gouvernement marocain, de Bank Al-Maghrib et des représentants des
secteurs public et privé, et souhaitent remercier les autorités marocaines
et les autres parties prenantes pour leur hospitalité et leur volonté de
mener des entretiens francs et productifs. »

Département de la communication du FMI
RELATIONS AVEC LES MÉDIAS

ATTACHÉ DE PRESSE: Wafa Amr

TÉLÉPHONE:+1 202 623-7100COURRIEL: MEDIA@IMF.org

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