Manif pour tous, dress code et « Français sans peur » : zoom sur l’école choisie Amélie Oudéa-Castera pour ses enfants

Manif pour tous, dress code et « Français sans peur » : zoom sur l’école choisie Amélie Oudéa Castera pour ses enfants
Manif pour tous, dress code et « Français sans peur » : zoom sur l’école choisie Amélie Oudéa Castera pour ses enfants

Amélie Oudéa-Castera, nouvelle ministre de l’Éducation nationale, a fait polémique en déclarant avoir mis ses enfants dans le privé à cause des carences du public. L’établissement où sont scolarisés ses enfants est aussi pointé du doigt. On vous explique pourquoi.

C’est quoi cette école ?

Fondée en 1804 et situé depuis 1847 au 22 rue Notre-Dame des Champs, en plein dans le très chic sixième arrondissement, entre Montparnasse et le jardin du Luxembourg, cette école Stanislas accueille les élèves de la maternelle à la terminale.

Il y existe des classes mixtes mais aussi non mixtes, selon la préférence des parents, explique La Voix du Nord. Avec 100 % de réussite au bac, le lycée truste chaque année les premières places du classement des lycées. Parmi ses anciens élèves : Charles de Gaulle, Christian Dior, Martin Bouygues, Carlos Ghosn, François-Henri Pinault ou encore Jean-Michel Blanquer.

Comment on y entre ?

Les élèves sont sélectionnés sur leurs notes (ils peuvent aussi être poussés vers la sortie en cours de scolarité si leurs résultats ne sont pas considérés comme satisfaisants). Les parents doivent aussi écrire une lettre pour prouver leur motivation.

Quant aux frais de scolarité, ils vont de 2.027 euros à l’école à environ 2.500 euros au lycée (sans compter la cantine et les frais annexes) soit un peu plus de 33.000 euros pour une scolarité entière.

C’est quoi ces règles strictes qui encadrent la scolarité dans cet établissement ?

Un document de 11 pages établit les règles strictes de l’établissement. « À Stanislas, est-il écrit, nous voulons des élèves de haute et belle tenue, dans tous les sens du terme : tenue vestimentaire, tenue physique, tenue morale, tenue intellectuelle, tenue spirituelle. »

Dans le détail sont interdits les baskets (chaussures en cuir obligatoire), les « pantalons trop moulants, les pantalons troués, déchirés et/ou effrangés, les pantalons taille basse, les pantalons de cuir ou imitation cuir, les leggings et les shorts, les débardeurs, les t-shirts, les sweats et les sweats à capuche, les surchemises et hauts légers ». Il est aussi interdit « que les élèves soient habillés tout en noir (style gothique) ou portent des vêtements militaires ou assimilés (vestes de treillis…) ».

Pour les filles, ça rigole encore moins. Elles doivent « porter une blouse ou un chemisier rentré dans le pantalon. Tous les hauts (pulls, chemises et blouses) doivent être opaques et tomber sur le bas des hanches et ne pas s’arrêter à la ceinture du pantalon. Les épaules sont toujours couvertes, les décolletés doivent être à col rond ou à petit col V. Les jupes et robes doivent être opaques et d’une longueur décente ».

Autre point étonnant dans le règlement intérieur de « Stan », celui concernant les comportements amoureux : « Stanislas est attentif à la formation de l’homme et de la femme et de leur construction affective suivant leur cheminement propre (…). Cette attention exigeante exclut tout comportement de « petit couple » entre élèves ».

En quoi cette école est-elle pointée du doigt ?

La devise de Stanislas ? « Français sans peur, chrétien sans reproche ». Une enquête de Mediapart pointait du doigt « L’univers sexiste, homophobe et autoritaire de Stanislas » évoquant des livrets distribués pour enseigner aux élèves de seconde « la chasteté » , « la condamnation de l’homosexualité dans les discours des professeurs », la non-mixité dans les classes, le recrutement d’intervenants proches de la Manif pour tous ou encore l’invitation de membres de l’Église pour vanter les thérapies de conversion.

D’anciens élèves ont raconté à Médiapart, L’Express ou Le Monde comment ils ont été insultés de « pédés » ou de « gonzesses » par les surveillants, appelés « sous-préfets ».

Toutes ces idées sont assumées, même par le directeur de l’établissement Frédéric Gautier, qui explique au Monde : « L’Église est contre l’union homosexuelle et contre l’avortement, que je sache, non ? Une école catholique ne peut dire autre chose. » À la tête de l’établissement depuis 2015, ce dernier ajoute : « Je refuse que des problématiques sociétales parfois les plus délirantes, comme le wokisme, deviennent un sujet de préoccupation chez nous. »

Une enquête administrative a été lancée en février 2023 par Pap Ndiaye, l’ancien ministre de l’Éducation nationale. Un rapport a été rendu l’été dernier à Gabriel Attal. Il n’a pas été rendu public… et est désormais dans les mains de la nouvelle ministre de l’éducation nationale, Amélie Oudéa-Castera.

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