Nouveau gouvernement : « coup de force de l’exécutif », la gauche monte au créneau

Nouveau gouvernement : "coup de force de l'exécutif", la gauche monte au créneau
Nouveau gouvernement : "coup de force de l'exécutif", la gauche monte au créneau

Alors qu’Emmanuel Macron va commencer vendredi les consultations qui devraient aboutir au choix d’un nouveau Premier ministre, Gabriel Attal vient de proposer un gel des dépenses publiques en attendant un nouveau gouvernement. Une initiative décriée par la gauche.

L’essentiel

  • L’Élysée a convoqué les chefs de groupes parlementaires le 23 août pour une série d’échanges dont le but est de « continuer à avancer vers la constitution d’une majorité la plus large et la plus stable possible ». Emmanuel Macron rencontrera également Marine Le Pen, Jordan Bardella et Eric Ciotti lundi 26 août. La nomination du nouveau Premier ministre pourrait donc attendre la semaine prochaine. 
  • Gabriel Attal, Premier ministre démissionnaire, a proposé un gel des dépenses publiques en l’attente d’un nouveau gouvernement. Cela se traduit par le maintien à l’identique des crédits de l’État pour 2025, soit 492 milliards d’euros. Une décision jugée à gauche comme « un coup de force » de l’exécutif.
  • La France insoumise a, pour sa part, appelé à la destitution d’Emmanuel Macron s’il ne nomme pas Lucie Castets à Matignon, candidate proposée par le Nouveau Front populaire mais dont la candidature avait été balayée par le président il y a déjà plusieurs semaines. Cette annonce de LFI n’est pas soutenue par ses alliés qui s’en sont désolidarisés. 
  • D’autres noms circulent pour le poste de Premier ministre tels Bernard Cazeneuve ou Xavier Bertrand. Ceux de Jean-Louis Borloo et Michel Barnier ont aussi été évoqués. Un nouveau nom a émergé celui de Karim Bouamrane, maire socialiste de Saint-Ouen. 

En direct

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22:08 – Les macronistes « prêts à des compromis », selon le député Jean-René Cazeneuve

Les macronistes seraient « prêts à des compromis » avec les socialistes pour « permettre une coalition » à l’Assemblée, selon le député du camp présidentiel Jean-René Cazeneuve, qui appelle à « trouver un terrain d’entente » pour « éviter la censure ».

21:01 – Lucie Castets « prête à créer du consensus »

 « Nous démontrerons [à Emmanuel Macron] que les mesures portées par le NFP sont de nature à créer du consensus », a assuré la candidate du NFP au poste de Premier ministre, dans un entretien à Libération.

19:59 – Nommer Lucie Castets au poste de Premier ministre est « un enjeu démocratique », selon Manon Aubry

Selon Manon Aubry, la nomination de Lucie Castets en tant que Première ministre est « aussi un enjeu démocratique. Qu’allons-nous dire aux électeurs aux prochaines élections si le bloc politique arrivé en tête des élections ne gouverne pas ? », a-t-elle défendu sur LCI. 

19:01 – « Il faut faire respecter le résultat des urnes », défend Mathilde Panot

Invitée de France Inter, Mathilde Panot a estimé que « nous sommes dans une situation très dangereuse démocratiquement » et qu’il faut « faire respecter le résultat des urnes ».

18:00 – Ce que Lucie Castets va dire à Emmanuel Macron vendredi

Lucie Castets participe ce vendredi à la rencontre avec les chefs de groupes parlementaires et de partis voulue par Emmanuel Macron. Elle prévoit de dire au président que « l’immobilisme a duré trop longtemps et que cela n’est plus compréhensible », comme elle l’a expliqué dans son entretien à Libération. Elle vise à convaincre Emmanuel Macron que les mesures proposées par le NFP peuvent « créer du consensus ». « Il faudra faire des concessions, mais en restant fidèle à nos propositions », admet-elle. Elle écarte toutefois la possibilité de former un gouvernement sans la France insoumis, rejetée par le camp macronistes. 

17:20 – Karim Bouamrane appelle à nommer Lucie Castets Première ministre

Alors que son nom circulait pour le poste de Premier ministre, Karim Bouamrane a appelé ce mercredi à désigner Lucie Castets Première ministre, dans une interview à la Voix du Nord. « Je suis socialiste, j’ai soutenu le Nouveau Front populaire et donc je soutiens Lucie Castets », a-t-il déclaré. Le maire de Saint-Ouen estime qu’il est nécessaire de trouver un « compromis global » pour « éviter l’instabilité institutionnelle ». « Il n’y a pas de sujet. Je n’ai aucune ambition personnelle et l’Élysée ne m’a rien proposé », a-t-il affirmé. « Si jamais le président de la République me faisait l’honneur de me proposer Matignon, je me retournerais vers ma famille politique car on ne peut accepter cette fonction sans disposer d’une dynamique pour construire un chemin vers les mesures nécessaires en faveur des bas salaires, des services publics, de la santé, du logement et de la sécurité », a-t-il cependant nuancé.

16:30 – La rentrée politique s’ouvre demain

La gauche va faire sa rentrée politique avec ses « universités d’été ». Dès demain, les militants LFI organisent près de Valence leur « Amfis » mêlant conférences, formations, concerts ou encore meetings. Les Ecologistes seront aussi réunis à Tours avec des ateliers « sur la démocratie de l’eau » et le « fret SNCF » par exemple. Pour les communistes, il faudra attendre vendredi et les socialistes le 29 août. Le point commun de ses rendez-vous : la présence de la candidate Nouveau Front populaire, Lucie Castets.

15:32 – Un patron à Matignon ?

Ces derniers jours, le nom de Jean-Dominique Sénard est entendu pour Matignon. Président de Renaut reconnu, il est plébiscité par les organisations patronales. Est-ce possible ? Roland Gomez, président du leader de l’intérim français Proman, auprès d’Europe 1, a donné son avis : « un patron à la tête du gouvernement avec la fibre sociale, j’aime bien l’idée. Est-ce que c’est le bon moment ? Je m’interroge. Ce serait bien de mettre quelqu’un qui soit décorrélé de l’entreprise du patronat. Il ne faut surtout pas se tromper, ne pas mettre une personne qui soit clivante », a-t-il nuancé. L’idée même de mettre à la tête du gouvernement un grand patron pourrait aussi être pris comme une provocation par le Nouveau Front populaire, qui a pourtant remporté le plus de sièges à l’Assemblée lors des élections législatives

14:21 – Mathilde Panot sidérée par la décision de Gabriel Attal sur le budget

Alors que Gabriel Attal a proposé un gel des dépenses publiques en l’attente d’un nouveau gouvernement, les critiques fusent. Mathilde Panot, président du groupe LFI, à l’Assemblée nationale assure auprès de France Inter que « ce n’est pas le rôle » du gouvernement démissionnaire. « Ça fait 36 jours que nous avons proposé le nom de Lucie Castets, il refuse de nommer la candidate du Nouveau Front populaire à Matignon et ensuite, il nous explique que pour ne pas nous mettre en retard sur le budget, ils vont préparer un budget, ce qui est complètement en dehors de la gestion des affaires courantes », s’insurge la députée. Cette prévision de budget annoncée comme réversible est inutile pour Mathilde Panot. Le NFP assure être prêt à gérer la question du budget avec des « options politiques et financières qui sont complètement différentes de l’ancienne majorité » et que son son projet de loi de Finances sera bien déposé le 1er octobre sur le bureau de l’Assemblée nationale. 

13:34 – Une seule urgence pour le NFP : la nomination de Lucie Castets

Le NFP, accompagné de Lucie Castets, se rendra vendredi à la « série d’échanges » organisées par Emmanuel Macron. Leur objectif : convaincre le président de nommer Lucie Castets. « Nous irons dire au président de la République qu’il doit respecter la souveraineté populaire, qu’il doit respecter le résultat des urnes et nommer urgemment Lucie Castets à Matignon » , a insisté Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, auprès de France Inter. Elle assure que le NFP est prêt à gouverner.

12:24 – A quoi s’attendre pour la rencontre entre Marine Le Pen, Jordan Bardella et Macron ?

Après l’échec du RN aux législatives, le parti semble avoir disparu de toutes négociations. Ce lundi, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont tout de même été convoqués par Emmanuel Macron, un rendez-vous en décalé par rapport aux autres chefs de groupes parlementaires et de partis. Ce délai aurait été demandé par Marine Le Pen et Jordan Bardella selon l’entourage du chef de l’État à L’Opinion. Les deux chefs de file RN n’ont sûrement pas grand chose à espérer de cette rencontre, qualifiée par le parti « d’artifice de communication » macroniste. Ils appelleront le président à opter pour « d’autres méthodes de gouvernement » comme le référendum afin de « donner la parole au peuple ». 

11:34 – Xavier Bertrand soutenu par les Français pour Matignon ?

Selon un sondage Harris Interactive pour Challenges, testant 35 personnalités de tous bords politiques, les Français affichent quelques préférences concernant le nom du futur Premier ministre. 40 % soutiennent le Premier ministre en poste actuel Gabriel Attal. Pourtant, sa reconduction ne semble pas à l’ordre du jour. Parmi les noms qui circulent pour le remplacer, Xavier Bertrand est bien placé. En troisième position après Jordan Bardella, qui n’a aucune chance d’être choisi, le président des Hauts-de-France voit sa cote de premier ministrable évoluer avec une progression de six points. Il recueille 32 % d’opinions favorables. A l’inverse, Lucie Castets n’obtient que peu de soutien : la haute fonctionnaire ne bénéficie que de 17 % d’opinions positives, arrivant 21ème du classement, loin derrière d’autres figures de gauche comme Raphaël Glucksmann ou François Hollande. 

10:31 – La baisse du budget souhaitée par Bruno Le Maire écartée

Gabriel Attal a décidé de reconduire pour 2025 le montant des crédits de l’État de cette année, soit 492 milliards d’euros. Il a alors envoyé « les lettres plafonds » qui détaillent le plafond de dépenses à ne pas dépasser pour chaque ministère. Bruno Le Maire, ministre de l’Economie démissionnaire, avait pourtant recommandé un budget de l’État de 487 milliards d’euros en 2025, soit une baisse de 5 milliards d’euros par rapport au budget 2024.

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En savoir plus

Dans quel délai le nouveau gouvernement sera-t-il nommé ?

Emmanuel Macron a tenu une « trêve politique » le temps des Jeux olympiques, alors que le gouvernement de Gabriel Attal a démissionné le 16 juillet. Le président de la République avait estimé qu’aucun nouveau gouvernement ne serait nommé avant la « mi-août », préférant la « stabilité » le temps de JO de Paris 2024.

Compte-tenu de la composition de l’Assemblée nationale, le président de la République s’est fixé pour mission de trouver un Premier ministre capable de rassembler l’adhésion d’au moins 289 députés, pour assurer une stabilité. Il en va de même des ministres que ce dernier devra ensuite proposer. Le cas contraire, le nouveau gouvernement serait exposé dans son ensemble à une motion de censure qui, si elle était votée par plus de la moitié des élus, entrainerait le renversement de l’équipe ministérielle. Il faudrait donc tout recommencer.

Le problème, c’est qu’Emmanuel Macron va devoir ménager toutes les sensibilités, de gauche évidemment, du centre naturellement, mais aussi de droite. Si le NFP est arrivé en tête, le chef de l’État a déjà exclu de gouverner avec les députés LFI. Exit donc cette soixantaine d’élus, qui pourrait être compensée par la soixantaine de LR qui devraient à nouveau intégrer le palais Bourbon. Trouver des personnalités qui conviennent aux écologistes, socialistes, communistes, macronistes et républicains ne sera pas chose aisée. Sans parler des points programmatiques sur lesquels tout le monde devra se mettre d’accord. Les négociations s’annoncent encore longues et complexes. Autant dire que Gabriel Attal devrait faire du rab…

Quel pourrait être le profil du futur Premier ministre ?

Emmanuel Macron a profité d’une pause estivale depuis le fort de Brégançon pour donner de nouveaux indices au sujet du profil du nouveau Premier ministre. Des éléments clairs se dégagent désormais, pour celui ou celle, qui prendra la suite de Gabriel Attal. Le chef du gouvernement devra être « un homme ou une femme, consensuel(le), qui plaise à la gauche comme à la droite », peut-on lire dans les colonnes du Monde. Selon l’Elysée, cette personnalité devra également dégager « un parfum de cohabitation ». Voilà là, un indice important sur la composition du nouveau gouvernement et sur sa couleur politique. Notamment après le refus d’Emmanuel Macron de voir à Matignon la candidate du NFP, Lucie Castets. 

Xavier Bertrand fait partie des principaux noms qui circulent pour Matignon. Le président LR de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, lui, est même soutenu par plusieurs personnalité du centre et de la droite. « C’est un grand républicain parmi les Républicains et un grand président de région » déclarait à ce sujet Sabrina Agresti-Roubache, secrétaire d’État démissionnaire chargée de la Ville, le 30 juillet dernier. Le ministre de l’Intérieur démissionnaire Gérald Darmanin parlait lui « d’un un homme politique avec une très grande compétence », il pourrait « servir grandement la France », un jour plus tôt. Concernant le principal intéressé, il n’existe pas de contact direct avec le président de la République. Bertrand et Macron échangent, certes, mais par « des émissaires » selon les informations du Parisien. 

Le président de la République consulte au moins sur un deuxième nom pour le poste de Premier ministre, il s’agit de Bernard Cazeneuve. L’ex-locataire de Matignon sous François Hollande reste toutefois beaucoup moins médiatisé que Xavier Bertrand, et beaucoup plus discrets sur ses nouvelles aspirations politiques. Pour autant, selon les informations du Parisien, ce dernier a récemment échangé avec le chef de l’Etat « qu’il avait déjà vu en toute discrétion à l’Elysée au printemps (bien avant la dissolution). Un profil qui pourrait tout à fait satisfaire la dimension consensuelle recherchée par Emmanuel Macron pour remplacer Gabriel Attal.

Dimanche 4 août, la ministre démissionnaire chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a également évoqué trois noms issus des Républicains pour occuper le poste de Premier ministre en lieu et place de Gabriel Attal. Sans surprise, Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France. Puis Michel Barnier, ancien ministre dont nous vous parlions dans cet article le 31 juillet dernier dans le cadre d’un éventuel Premier ministre technique. Enfin, le nom de Gérard Larcher, actuel président du Sénat a aussi été cité par Aurore Bergé pour intégrer Matignon. Les trois « ont une expérience solide de gouvernement, du Parlement, et du compromis », estime la ministre macroniste, issue de la droite. Jean-Louis Borloo est aussi évoqué.

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